Mardi 2 décembre 2008
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19:13
Après un petit muffin-café sur broadway, juste à coté de l'auberge, nous voilà en route pour un troisième jour dans New York. Le programme est encore bien chargé !
Nous voilà partis à la découverte de l'Upper West Side, l'un des secteurs les plus prestigieux, où les appartements très prisés par les stars,
atteignent des prix astronomiques.
Nous dépassons Amsterdam Av., Colombus Av., et arrivons sur Central Park West Av., avenue majestueuse que aligne ses façades et ses tours imposantes à la lisière de Central Park, côté ouest. Je la
trouve moins guindée et plus artistique que la 5th.
Nous passons devant le Dakota Building, adresse la plus prestigieuse de Central Park West. Cet immeuble de dix étages, de style Renaissance
germanique, fut le premier édifice construit côté ouest, "aussi loin que les plaines du Dakota" disait-on à l'époque.
La façade est ornée de têtes d'indiens, de flèches et d'épis de maïs évoquant le Far West. D'un luxe inouï pour l'époque, le Dakota disposait de toute des commodités : ascenseurs hydraulique,
restaurant privé, salle de gymnastique, salles de bain gigantesques.
Quelque 150 domestique veillaient au confort des locataires. En dépit de ces avantages, le Dakota, situé trop loin des beaux quartiers, resta longtemps à demi vide. Parmi les premiers locataires,
on retient les noms de l'acteur Boris Karloff, du compositeur et chef d'orchestre Leonard Bernstein ou encore de l'actrice Judy Garland.
Le 8 décembre 1980, John Lennon était assassiné devant l'entrée située sur 72nd St. Lauren Bacall et Yoko Ono y résident toujours.
Nous faisons ensuite un saut au Lincoln Center, premier complexe culturel des Etats-Unis, dédié à la musique, au théâtre et à la danse. Il fut créé à l'instigation de John D. Rockfeller, à
l'emplacement d'un quartier déshérité qu'évoque la célèbre comédie musicale West Side Story (Robert Wise, 1961). Malgré un budget élevé et la participation d'architectes réputés, l'ésthétique du
Lincoln Center est assez décevante. En revanche, sa fréquentation ne cesse d'augmenter. Cet ensemble de sept bâtiments regroupe 14 salles de spectacles totalisant 13 666 places.
Nous voulions acheter des places pour un spectacles mais le théâtre était en plein travaux. Pas de chance ! Une autre fois j'espère !
Nous continuons à décendre Central Park West Avenue et arrivons au Time Warner Center, nouveau complexe architectural flanqué de deux tours jumelles
futuristes (230m), un nouveau point de repère dans l'Upper West Side. Sur plusieurs étages, centre commercial et supermarché, un palace et les restaurants gastronomiques ; le tout destiné à une
clientèle haut de gamme. La culture n'est pas en reste avec le Jazz at Lincoln Center installé là depuis peu.
Et hop, nous revoilà sur la 5th au niveau du fameux Plaza hotel !
Nous décendons la 5th jusqu'à la W53rd St. où se trouve le MoMA, Museum of Modern Art. Il vient de rouvrir ses portes. La superficie du nouveau musée a doublé afin d'accueillir le fond permanent,
riche de plus de 150 000 oeuvres d'art. Le noyau des collections provient d'un don de 235 oeuvres appartenant à Lillie P. Bliss, fondatrice du musée avec A. A. Rockfeller et Mrs Cornelius
Sullivan.
Les collections du musée, présentées à travers six départements, dessinent un panorama complet des mouvements artistiques qui ont marqué le XXème siècle, de l'impressionisme à l'art
contemporain.
Les trois musiciens de Pablo Picasso
La danse de Henri Matisse
One Number 31 de Jackson Pollock
Campbell's Soup Can de Andy Warhol
Je suis complètement conquise par le MoMA. Chaque oeuvre d'art m'enchante et m'émerveille. En quelques heures à peine j'admire des originaux de Picasso, de
Warhol, de Pollock, ... pour la première fois de ma vie. L'art contemporain dont je ne comprenait absolument pas le sens me paraît plus accessible. Je comprends alors le succès de ces artistes
de talent et arrive à l'apprécier pleinement.
Le musée en lui même est aussi un chef d'oeuvre architectural. La lumière y est partout présente les baies vitrées offrent une vue sur le superbe jardin dans lequel nous passons un peu de temps
pour déjeuner et nous rafraichir sour les arbres, au bord des fontaines.
A nouveau sur la 5th, nous passons devant la public library.
Une pause s'impose à présent !! STARBUCK !!
Nos bateries rechargées à bloc, nous pouvons monter à l'Empire State Building.
Le célèbre gratte-ciel fut précédé sur ce site pas le Waldorf Astoria Hotel, un palace de 1 300 chambres, propriété de J. J. Astor IV, l'un des hommes les plus
riches d'Amérique. En 1931, l'hêtel fut reconstruit sur Park Avenue.
L'Empire State Building est né de la lutte d'influence que menaient dans les années 1930 deux géants de l'industrie automobile, Chrysler et la General Motors. Son commanditaire, J. J. Rascob,
de la General Motors, était bien décidé à damer le pion à la firme rivale : à peine la flèche Art déco du merveilleux Chrysler Building dominait-elle le monde que déjà s'élevaient les premier
étages de l'Empire State. En plein dépression, deux mois seulement après le krach boursier de 1929, les travaux de l'Empire State commençaient.
L'immeuble de bureaux s'éleva avec une rapidité stupéfiante, au rythme de quatre étages et demi par semaine ! Des essaims d'ouvriers funambules (les sky boys) assemblaient les pièces
préfabriquées d'un gigantesque jeu de construction. Leur journée de travail commençait à 3h30 et se terminait à 16h30. 12 mois et 45 jours en tout ! On lui donna le surnom de l'état de New York
: "Empire State".
Malgré la fascination qu'il exerçait, l'Empire State resta longtemps une opération immobilière peu rentable-ce qui lui valut le sobriquet d'"Empty State".
Depuis la disparition des tours jumelles, l'Empire State est à nouveau le plus haut gratte-ciel de la ville.
Du 86ème étage, nous surplombons merveilleusement bien la ville. C'est extraordinaire ! L'immensité des buildings nous apparaît alors ridicule tant nous les dominons. Selon les quatre point
cardinaux, nous pouvons voir de haut, les différents quartiers que nous avons visités jusque là. Le soleil décline et New York se colore de teintes dorées rendant le spectacle encore plus
fantastique.
Soirée à Brooklyn. Nous marchons sur le fameux Brooklyn Bridge, conçu par l'ingénieur allemand J. A. Roebling, un des pionnier de l'architecture
métallique. La construction du pont (1867-1883) fut une affaire de famille qui tourna au cauchemard. Avant même le début des travaux, Roebling eut le pied écrasé par le Fulton Ferry,
bateau qui reliait Manhattan à Brooklyn. Trois semaines plus tard, il était emporté par le tétanos. Son fils Washington poursuivit sa tâche mais resta paralysé à la suite d'un accident de
décompression survenu dans un caisson des fondations. Son épouse Emily repris courageusement la direction des travaux et le pont fut achevé en 1883.
Cet ouvrage d'art fut en son temps le plus long pont suspendu du monde avec 1091 m de longueur, 26 m de largeur et 486 m de portée. Les cables d'acier de 40 cm de diamètre qui le soutiennent
sont arrimés à deux arches néogothiques hautes de 84 m, qui reposent sur d'énormes caissons pneumatiques immergés.
Avec la flèche de Trinity Church, les tours du pont de Brooklyn dominaient la ville en 1883. Aucun gratte-ciel n'avait encore été construit.
Dîner au Rice dans un resto 100% bobo 100% riz. Un délice !
Promenade sur le quai de Brooklyn duquel nous avons une vue imprenable sur Manhattan. Il fait nuit et les buildings brillent de millions de petites lumières. D'où
nous somme c'est magnifique. Cela ressemble à l'immense vitrine d'une bijouterie !
Par Hélène
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